Pourquoi le consentement notarié sécurise-t-il une PMA réalisée avec l’intervention d’un tiers donneur ?
Le champ de la procréation médicalement assistée s’est élargi depuis la loi bioéthique du 2 août 2021. La PMA est désormais ouverte aux couples hétérosexuels, aux couples de femmes et aux femmes non mariées. Lorsque le projet parental repose sur un don de gamètes ou d’embryons, le consentement des futurs parents doit être recueilli devant notaire.
Pourquoi le consentement notarié est-il incontournable ?
Le consentement à la PMA avec tiers donneur doit être constaté par un acte authentique reçu par le notaire, hors la présence de tout tiers. Cette exigence s’applique quelle que soit la situation familiale des personnes qui recourent à l’assistance médicale à la procréation.
L’intervention notariale ne se limite pas à la signature de l’acte. Le notaire expose aux futurs parents les conséquences juridiques de leur démarche, en particulier celles qui concernent la filiation. Il s’assure ainsi que leur consentement est donné librement, en connaissance de cause et en adéquation avec leur projet parental.
Comment le notaire sécurise-t-il la filiation de l’enfant ?
Le notaire précise qu’aucun lien de filiation ne peut être établi entre le tiers donneur et l’enfant conçu grâce au don. Le consentement authentique contribue donc à sécuriser la filiation de l’enfant et à encadrer les possibilités de contestation selon les conditions prévues par la loi.
Pour un couple de femmes, cette formalité est complétée par une reconnaissance conjointe anticipée établie devant notaire. Celle-ci permet que la filiation de la mère qui n’a pas accouché soit établie dès la naissance.
Quand l’enfant pourra-t-il accéder à ses origines ?
Les futurs parents sont également informés du droit d’accès aux origines. À sa majorité, l’enfant pourra solliciter des données non identifiantes relatives au donneur ainsi que son identité. Cette demande sera traitée par la Commission d’accès aux données non identifiantes et à l’identité du tiers donneur.
Le consentement notarié constitue ainsi une étape obligatoire pour protéger les droits de l’enfant et assurer la sécurité juridique du projet parental. Pour un dossier standard, son coût indicatif s’élève à 215,55 € TTC, hors éventuelles formalités complémentaires.
Historique
-
Pourquoi le consentement notarié sécurise-t-il une PMA réalisée avec l’intervention d’un tiers donneur ?
Publié le : 12/08/2026 12 août août 08 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLe champ de la procréation médicalement assistée s’est élargi depuis la loi bioéthique du 2 août 2021. La PMA est désormais ouverte aux couples hétérosexuels...
-
Cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière : un formalisme obligatoire renforcé
Publié le : 29/07/2026 29 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLa détention d’un bien immobilier par l’intermédiaire d’une société, en particulier d’une société civile immobilière, constitue un mode courant d’organisatio...
-
Louer sa résidence secondaire en meublé de tourisme : obligations administratives et régime fiscal applicable
Publié le : 21/07/2026 21 juillet juil. 07 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLa mise en location d’une résidence secondaire pour de courtes durées constitue un levier classique d’optimisation patrimoniale. Lorsque le bien est proposé...
-
Succession : documents, actes essentiels et rôle de l’inventaire expliqués clairement
Publié le : 24/06/2026 24 juin juin 06 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLe règlement d’une succession est fréquemment appréhendé comme une démarche longue et technique. Entre la collecte des pièces justificatives, l’établissement...
-
Quand et comment déclarer un don d’argent pour éviter tout risque fiscal ?
Publié le : 10/06/2026 10 juin juin 06 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineIl est fréquent, dans la pratique familiale, qu’une somme d’argent soit remise à un enfant, un petit-enfant ou un proche pour soutenir un projet immobilier,...
-
Quels sont les droits du conjoint survivant sur le logement familial après un décès ?
Publié le : 27/05/2026 27 mai mai 05 2026Brèves Juridiques / Droit de la famille et du patrimoineLe décès d’un époux soulève fréquemment des difficultés immédiates liées au maintien dans le logement familial. Pour prévenir toute situation de précarité ou...