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Sécuriser les effets fiscaux et successoraux du PACS grâce à l’acte notarié

Publié le : 13/05/2026 13 mai mai 05 2026 16h16 16 16
L’organisation juridique de la vie commune constitue un enjeu structurant pour les couples souhaitant sécuriser leur situation personnelle et patrimoniale. Alternative au mariage, le Pacte civil de solidarité (PACS) permet d’encadrer contractuellement la relation. Lorsqu’il est établi devant notaire, il s’inscrit dans une logique de sécurisation accrue, tant au regard de ses effets civils que fiscaux et successoraux.

En quoi la forme notariée du PACS renforce-t-elle la sécurité juridique des partenaires ?

Le PACS est un contrat conclu entre deux personnes majeures, de même sexe ou de sexe différent, destiné à organiser leur vie commune. S’il peut être rédigé sous seing privé puis enregistré en mairie, le recours au notaire modifie sensiblement la portée pratique de l’engagement. Officier public tenu à un devoir de conseil, le notaire éclaire les partenaires sur l’étendue de leurs droits et obligations, notamment s’agissant de l’assistance réciproque et de la contribution aux charges du ménage, qui ne peuvent être écartées. Il attire également leur attention sur le choix du régime des biens, entre séparation et indivision, dont les conséquences patrimoniales doivent être anticipées. L’acte notarié présente en outre une garantie de conservation pendant soixante-quinze ans, assurant sa pérennité et sa traçabilité. Le coût est strictement encadré, fixé à 226,41 euros TTC pour la rédaction et l’enregistrement, auxquels peuvent s’ajouter des frais de formalités, portés à la connaissance des parties.

Quels effets fiscaux et successoraux doivent être intégrés dans la stratégie patrimoniale ?

La conclusion d’un PACS emporte des conséquences fiscales immédiates, au premier rang desquelles l’imposition commune à l’impôt sur le revenu. Cette mutualisation du foyer fiscal peut se révéler avantageuse en présence d’une disparité de revenus. En matière successorale, les partenaires bénéficient d’une exonération de droits de succession. Toutefois, ils ne disposent d’aucune vocation successorale légale l’un envers l’autre en l’absence de testament. Cette absence de qualité d’héritier impose une réflexion complémentaire afin d’assurer la transmission souhaitée. Il convient enfin de rappeler que le PACS ne confère aucun droit à pension de réversion, à la différence du mariage. L’intervention du notaire permet ainsi d’articuler les effets du contrat avec la situation personnelle et patrimoniale des partenaires, dans une perspective de sécurisation à long terme.

Comment la loi du 7 avril 2026 transforme-t-elle la sortie d’indivision et la gestion des successions vacantes ?

Publié le : 21/04/2026 21 avril avr. 04 2026 17h56 17 56
La loi n° 2026-248 du 7 avril 2026, entrée en vigueur le 8 avril 2026, modifie en profondeur le régime de la sortie de l’indivision et celui des successions vacantes. En réponse aux situations de blocage susceptibles d’entraîner une dépréciation des biens, le législateur renforce les outils juridiques permettant de préserver et valoriser le patrimoine, sous réserve d’un décret d’application attendu.

Comment la réforme accélère-t-elle la sortie de l’indivision ?

Le dispositif s’inscrit dans le prolongement des mécanismes existants, notamment la procédure accélérée au fond prévue à l’article 1380 du Code civil, consultable sur Legifrance. La loi complète désormais l’article 815-6 du même code en y insérant un alinéa précisant que le juge peut autoriser un indivisaire à conclure seul un acte de vente portant sur un bien indivis. Cette clarification conforte le pouvoir d’intervention judiciaire afin de prévenir l’inertie préjudiciable aux intérêts communs. Par ailleurs, la loi n° 2017-285 du 6 mars 2017 est modifiée pour reconnaître expressément la faculté, pour les indivisaires titulaires d’au moins deux tiers des droits, de décider devant notaire la vente ou le partage du bien. Attention : cette mesure vise les immeubles situés en Corse dont la propriété est établie par acte de notoriété acquisitive. Le notaire doit notifier cette décision aux autres indivisaires par voie de signification et de publicité. Ces derniers disposent d’un délai de trois mois pour former opposition. En cas de contestation, le tribunal judiciaire peut autoriser l’opération si elle ne porte pas une atteinte excessive à leurs droits, la décision s’imposant alors à tous sauf défaut d’information.

Pourquoi la gestion des successions vacantes est-elle assouplie ?

La réforme adapte également le régime des successions vacantes, afin de faciliter l’identification et la reprise des biens sans maître. Le II de l’article L. 1123-3 du Code général de la propriété des personnes publiques est abrogé et l’article L. 1123-4 du même code, consultable sur Legifrance, est rétabli pour permettre la transmission d’informations fiscales aux communes et EPCI en vue de l’acquisition de ces biens. Les règles de publicité prévues aux articles 809-1, 809-2, 810-5 et 810-7 du Code civil sont modernisées par l’admission d’une diffusion numérique, tandis qu’une obligation de publication dans un journal d’annonces légales est introduite dans la loi du 6 mars 2017. Enfin, l’article 810-2 du Code civil autorise désormais le curateur à donner mandat pour signer l’acte de vente, qu’il s’agisse de biens meubles ou immeubles, en substituant la référence au commissaire de justice aux anciennes dénominations professionnelles.

Anticiper la transmission grâce au démembrement de propriété et à la réserve d’usufruit

Publié le : 11/04/2026 11 avril avr. 04 2026 14h00 14 00
Transmettre un actif tout en en conservant l’usage constitue un objectif récurrent en matière d’organisation patrimoniale. Le démembrement de propriété répond à cette logique en dissociant les attributs du droit de propriété afin d’anticiper la transmission tout en maintenant certains prérogatives au profit du donateur.

La dissociation entre usufruit et nue-propriété

Le droit de propriété peut être réparti entre deux titulaires distincts : l’usufruit et la nue-propriété. L’usufruitier dispose du droit d’utiliser le bien et d’en percevoir les fruits, notamment les revenus locatifs. Le nu-propriétaire, pour sa part, détient le droit d’en disposer, sans pouvoir en jouir tant que l’usufruit subsiste. Dans une donation avec réserve d’usufruit, les parents conservent habituellement l’usufruit et transfèrent la nue-propriété à leurs enfants. À l’extinction de l’usufruit, en principe au décès de son titulaire, la pleine propriété se reconstitue automatiquement au profit du nu-propriétaire, sans formalité spécifique. La répartition des charges et obligations obéit aux règles fixées par le Code civil : les dépenses d’entretien courant incombent à l’usufruitier, tandis que les grosses réparations reviennent au nu-propriétaire, sauf stipulation contraire prévue dans l’acte.

Portée patrimoniale et incidences fiscales

Le recours au démembrement permet d’organiser la transmission tout en conservant l’usage du bien ou les revenus qu’il procure. Sur le plan fiscal, les droits de donation sont liquidés sur la seule valeur de la nue-propriété, évaluée selon un barème fonction de l’âge de l’usufruitier conformément à l’article 669 du Code général des impôts, consultable sur Legifrance : article 669 du Code général des impôts. Ce mécanisme peut se cumuler avec les abattements applicables en matière de donation, notamment l’abattement de 100 000 euros par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans. En pratique, certaines décisions, telle la cession du bien, requièrent l’accord conjoint de l’usufruitier et du nu-propriétaire. Au décès de l’usufruitier, la pleine propriété est consolidée entre les mains des enfants sans imposition complémentaire. Compte tenu des enjeux juridiques et fiscaux attachés à cette technique, l’intervention d’un notaire demeure essentielle afin d’adapter l’opération aux objectifs poursuivis et d’en garantir la sécurité.
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